[dGust] Redchurch Brewery – Tartlette

Redchurch – Tartelette 4.5%

Une weisse en version sûre qui a fait le plein de levures et qui surprendra par ses arômes délicats et dont l’acidité fruitée la rapproche du vin blanc. Brassée par Redchurch brewery, cette bière fait partie de la gamme « Wild Series » qui comporte notamment deux autres brassins : la Wild Isolation, très marquée sur les bretts, et la Sauvagne Blanc agrémentée de quelques adjuvants pour une bière vineuse atteignant les 9.2%.

Notes de dégustation : 

[dGust] Omnipollo – Noa Double Barrel

Omnipollo – Noa Double Barrel (Islay & Cognac) 11% (Imperial Stout)

On a avait déjà parlé il y a un moment du fameux imperial stout, Noa Pecan Mud Cake d’Omnipollo, et nous étions restés sans voix face à ce nouveau genre de pâtisserie liquide à la complexité incroyable. Cette fois-ci, la brasserie se paie une version finie en fûts de cognac et de whisky d’Islay. Là encore, le résultat est bluffant. C’est riche, c’est rond, chaleureux et gourmand, gagné par une belle texture en bouche et une finale éternelle. En revanche, cette richesse de saveurs nous interroge fortement sur les adjuvants, notamment ces fameux arômes naturels ajoutés dont on ne sait absolument rien et qui dans un sens tracent un peu la limite déontologique du brassage artisanal. En dehors de ces considérations, cette Noa Double Barrel reste incroyable !

[dGust] Gueuze Tilquin – A l’ancienne

Gueuze Tilquin – A l’ancienne 6.4%

La gueuzerie Tilquin à Bierghes tient cette promesse faite en 2009 par Pierre Tilquin de brasser des gueuzes exceptionnelles. C’est aujourd’hui un pari réussi grâce notamment à cette gueuze « A l’ancienne » dont les mous proviennent d’autres brasseurs comme Lindemans, Boon, Cantillon et Girardin. Ca goute les bretts, c’est expressif, fruité et complexe. Tout ce qu’on attend d’une bonne bière de fermentation spontanée. Parfaite avec un poulet rôti et des frites pour contrebalancer le gras ou une tarte aux pommes pour un accord de résonance.

[dGust] To Øl – Nelson Survin

To Øl– Nelson Survin 9% (Sour IPA)

Nous avions déjà évoqué les qualités créatives cette brasserie danoise, autrefois associée avec Mikkeller, dont la gamme ne cesse de surprendre les amateurs de ales bien faites. Parmi les plus réussies figure cette sour IPA, brassée à partir d’un seul houblon, le Nelson Sauvin. Un mono-houblonnage d’une qualité irréprochable, qui parvient à faire la jonction entre amertume et acidité avec un équilibre remarquable et un profil aromatique très fruité.

Notes de dégustation :

[dGust] Mikkeller – Vanilla Skye

Mikkeller – Vanilla Skye  7% (IPA brassée avec des gousses de vanille)

La mode des adjuvants n’a pas fini d’inciter les brasseurs à expérimenter des brassins singuliers. Parmi les précurseurs, Mikkeller a plusieurs fois tenté le coup, notamment avec cette IPA agrémentée de gousses de vanille qui présente un nez vert et floral et une bouche un poil plus ronde que sur une IPA classique, bien que la vanille n’apporte ici qu’une valeur ajoutée à défaut d’un intérêt gustatif déterminant. Elle reste néanmoins plaisante et rafraîchissante.

Notes de dégustation :

[dGust] Tempel – Perdition

Tempel – Perdition 8,3% (sour stout à la framboise)

L’idée de ce stout aromatisé à la framboise pourrait dans un premier temps surprendre voire choquer. Pourtant, la recette que livre la brasserie Tempel révèle une bière étonnante, proche d’une sour ale avec ce côté aigrelet, à la différence près que les bretts en sont totalement absentes. Ici les malts torréfiés avec leur arôme de café sont aussitôt équilibrés par l’acidité et le sucre de la framboise qui apporte par la même occasion une texture légère. Un brin écœurante sur la durée, cette bière peut en revanche très bien accompagner un dessert au chocolat voire même un bœuf bourguignon ! 

Notes de dégustation :

[dGust] Prairie Artisan Ales – Pirate Noir

Prairie Artisan Ales – Pirate Noir 12% (Imperial Stout, vieilli en fûts de rhum jamaïcain)

Basée à Tulsa dans l’Oklahoma, cette brasserie fondée par deux frangins fait preuve d’une grande maîtrise dans sa créativité. Avec une trentaine de brassins réalisés, PAA est devenu un spécialiste des sour ales et plus particulièrement des imperial stouts vieillis en fûts de spiritueux. Parmi ces délices, cet imperial stout baptisé Pirate Noir et vieilli en fûts de rhum jamaïcain. Une très belle réalisation qui fait honneur à la particularité des rhums de l’île, entre puissance et expression aromatique (le fameux dunder pour les connaisseurs). Attention à la petite ondulation tout de même, mieux vaut être assis.

Notes de dégustation :

[dGust] Traquair House – Jacobite Ale

Traquair House : Jacobite Ale – 8%

Basée en Ecosse, la brasserie Traquair House propose une petite gamme de cinq bières différentes dont cette Jacobite Ale, en référence à la seconde rébellion jacobite qui anima les îles britanniques en 1745. Et quoi de plus authentique qu’une ale brassée au cœur de cette vieille bâtisse de la fin du XVIIème siècle, dont le matériel retrouvé par Peter Maxwell Stuart en 1965 (les cuves de fermentation sont d’époque et fabriquées en chêne russe) est resté intact. Un patrimoine brassicole sauvegardé, des murs jusqu’à la recette !  

Notes de dégustation :

Faire vieillir sa bière


A l’instar du vin, la bière est un produit qui présente des aptitudes au vieillissement. Mais comme souvent, la réalité est bien plus complexe. Si un Beaujolais nouveau ne présente aucun intérêt à la garde, il en va de même pour certains styles de bières. Et quand bien même vous auriez trouvé la ou les bouteilles sur lesquelles vous souhaiteriez jeter votre dévolu, cela ne va pas sans quelques mesures de précaution que l’on vous expose dans les lignes qui suivent.


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[dGust] To Øl – By Udder Means

To Øl : By Udder Means – 7% (milk stout)

Cette brasserie danoise sur laquelle plane l’ombre de Mikkeller (ancien associé), est un parfait exemple de ce que représente le brassage moderne. Suite au départ de Mikkeller, Tobias et Tore ont formé un duo extrêmement créatif au point de devenir l’une des meilleures brasseries du monde selon RateBeers. Avec près de soixante brassins au compteur, To Øl fait figure de référence internationale, à l’instar de ce milk stout à l’équilibre étonnant, brassé à partir huit malts et trois houblons (Nelson Sauvin, Hallertau, Cascade).

Notes de dégustation :